Comment nourriture et voyages m’ont amenés vers le zéro déchet

Quand je suis parti de chez mes parents à 17 ans, j’avais un goût prononcé pour la bonne nourriture que j’apprenais à découvrir et qui m’a donné goût à cuisiner. Avec le temps, j’ai commencé à travailler et j’ai pu découvrir et redécouvrir de nombreux fruits et légumes avec des goûts qui n’avaient rien à voir avec ce que j’avais pu connaître. Enfant et adolescent, l’essentiel provenait du supermarché et n’avait pas vraiment bon goût ou un goût neutre et n’était pas valorisé de façon fine en cuisine. Pour moi, les ingrédients de base font plus de la moitié d’un plat. C’est ainsi que j’ai commencé à tout acheter au marché chez un commerçant qui recherchait essentiellement la qualité gustative de ses produits. Les produits y étaient chers mais j’en avais les moyens et j’avais un besoin moindre de quantité, j’avais l’impression d’avoir moins de problème de santé et je prenais un véritable plaisir à manger et à y faire mes achats.

Tout ceci m’a ainsi mené à une première réflexion au niveau de mes poubelles. En effet, à cuisiner de plus en plus moi-même des produits bruts, je me suis retrouvé avec de moins en moins de déchets liés à des produits manufacturés (plastique et carton) et de plus en plus de déchets organiques. Ces déchets sont composés dans leur grande majorité d’eau et ceci m’a ainsi amené à réfléchir à ce que je pourrais en faire pour les valoriser puisque ces déchets peuvent être une véritable mine d’or s’ils sont remis à la terre. C’est le principe même de la nature qui s’autorégule et que l’on retrouve ici.

Pour cela et comme j’étais en appartement, j’ai découvert plusieurs solutions :

  • Le lombricomposteur déjà qui est un composteur avec de petits vers qui s’occupent de réduire les déchets organiques au maximum. Pour les plus inquiets, ne vous inquiétez pas, les vers restent bien au chaud dans leur bac et les bacs ont une odeur de humus s’il est bien fait. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il faut revoir ce que vous mettez dedans ou ajouter carton et coquilles d’œufs broyées 😊 Avec le jus produit et dilué à un dixième, on peut faire un engrais naturel pour ses plantes et au bout de plusieurs mois on a aussi un peu de terreau pour ces mêmes plantes ou pourquoi pas quelques herbes aromatiques. Ce lombricomposteur peut se demander auprès de nombreuses métropoles qui en distribue régulièrement (c’est le cas de Paris gratuitement ou Angers avec une participation de 20€ par exemple). Il peut également être fabriqué par soi-même ou acheté dans le commerce. Une bourse gratuite de vers est disponible en cliquant ici

 

  • Une autre solution est de conserver ses déchets dans une petite boite en bas de son frigo et de les déposer régulièrement (chaque semaine par exemple) dans un composteur collectif. Il y en a de nombreux sur tout le territoire avec des sites qui les répertorie comme :

 

 

  • On peut aussi demander à certaines mairies un bac de compost d’immeuble avec une petite formation. Ceci a été le cas notamment à Paris mais visiblement ce programme est en stand bye. Des bacs de collecte de déchets organiques ont aussi été mis en place afin d’être récolté et méthanisé par la suite dans certains arrondissements.

Une autre réflexion m’est venu sur l’accessibilité des produits alimentaires bruts au niveau de leur prix et sur le moyen d’en réduire le coût pour les rendre accessible au plus grand nombre. J’ai ainsi commencé à m’intéresser aux circuits courts agroalimentaires, ce qui m’a amené à prendre part au projet de supermarché coopératif et participatif La Louve sur Paris. C’était ainsi un bon moyen de voir si la suppression d’une partie des intermédiaires pouvait réduire le prix.  Les acteurs côtoyant aussi ce supermarché ayant un attrait pour ces sujets et l’écologie, j’ai été de plus en plus en relation avec des personnes allant vers le zéro déchet, utilisant le vrac et j’ai assisté à des réunions d’informations sur le sujet.

J’ai de mon côté réellement commencé en achetant tout d’abord de petits sacs en coton bio lavable et réutilisable dont je me servais au départ pour acheter mes fruits et légumes. En effet, ces sacs sont très pratiques car ils prennent peu de place et sont très léger (une dizaine de grammes). J’y ai aussi découvert les brosses à dent où l’on ne change que la tête et qui se développe de plus en plus (vous en trouverez ici)

 

 



 

 

 

Plage Caribéenne au Panama où l’on peut voir les déchets ramenés par la mer,   Photo prise lors de mon tour du monde en Juin 2018


 

 

Mon voyage a accentué ma sensibilité aux déchets. Avant mon départ, je me suis aussi mis à l’utilisation de certains produits durables afin de limiter l’espace pris par mes affaires pendant ce voyage. C’est ainsi que j’ai commencé à utiliser un Oriculi par exemple en remplacement des cotons tiges. En voyant souvent des tas de déchets un peu partout dans la nature, ma prise de conscience a augmenté et j’ai ainsi à mon retour accentué mon utilisation des sacs en cotons par exemple à la boulangerie en refusant tout papier pour mon pain et viennoiseries et en utilisant de plus en plus ces sacs en cotons. J’ai par ailleurs commencé à consommer de plus en plus en vrac via des bocaux que j’avais récupéré auparavant et pour le transport j’utilise également mes sacs en coton magique dont je raffole désormais surtout pour un prix assez modeste… 

Outre l’utilisation de plus en plus grande pour ces sacs et l’oriculi, j’ai commencé à acheter d’autres produits durables comme les pailles que vous pouvez retrouver sur le site ici. J’ai également testé les produits solides ou liquide et leur fabrication maison avec différents tests de produits cosmétiques et d’entretiens pour voir ce qui me convenait le mieux (chacun ayant ses préférences et ses sensibilités).

 

Par ailleurs, mes projets et ma curiosité m’ont amené à m’intéresser à de nombreux projets pour acheter d’occasion. Pour cela, il existe de nombreuses alternatives comme par exemple :

 

  • Leboncoin site incontournable depuis plusieurs années pour les objets avec une valeur d’au moins quelques euros

 

  • Les ressourceries qui sont des boutiques où l’on trouve des objets donnés et revendus pour pas cher et qui parfois sont en très bon état. Il y en a de plus en plus et cela permet de réutiliser plutôt que de produire du neuf. Vous trouverez ici un site répertoriant les ressourceries en France  et il y en a peut-être une près de chez vous.

 

  • Vinted s’est aussi développé ces derniers mois pour la vente et l’achat de vêtements et chaussures d’occasion 

 

  • Backmarket pour les téléphones et autre appareil électronique réparé et revendu avec garantie. 

 

  • Les magasins ENVIE qui possèdent un réseau de magasin sur toute la France et vende également sur internet de l’électroménager réparé et avec garantie. 

 

  • Mais aussi les brocantes ou vides grenier organisé près de chez vous. Il existe aussi des vides maisons lors de déménagement qui peuvent s’avérer une bonne option.

 

Bref, de nombreuses sociétés, associations ou SCOOP lancent des projets régulièrement et il est intéressant de s’y intéresser car souvent il peut y avoir un projet qui nous intéresse à deux pas de chez nous.

 

 

Des détritus dans le lit d’un petit ruisseau à deux pas des plus grandes cascades de Bali et de rizières magnifiques,

Photos prises lors de mon tour du monde en Mars 2019

 

 

La réparation de ses appareils est également une solution écologique et économique. En effet, on peut relier les deux et certains arriveront d’ailleurs à l’écologie et au zéro déchet pour faire des économies. La multiplication des repairs café où l’on peut réparer et apprendre à réparer son grille pain par exemple ou sa lampe est une très bonne chose. Vous pouvez retrouver la liste des repairs café et voir s’il y en a un près de chez vous en cliquant ici.

 

Enfin, ma curiosité en participant à des échanges et mon investissement dans des associations comme la maison du zéro déchet et un peu dans Zéro Waste Paris m’ont permis petit à petit d’en apprendre plus sur les initiatives et de voir comment chacun pouvait effectuer la démarche à son niveau.

 

J’ai découvert avec toutes ces expériences la théorie des 5 R notamment :

 

On pense souvent qu’en ville, il est plus compliqué qu’en campagne d’utiliser moins de ressources mais je pense que nous nous trompons car chacun a ses avantages et ses inconvénients. J’adore cette phrase d’ailleurs, on a toujours les avantages de ses inconvénients et les inconvénients de ses avantages 😊 En effet, à chaque groupement d’habitations, on peut mutualiser ses achats et l’utilisation de certains outils de bricolage (perceuse) ou de jardin (tondeuse, taille haie) par exemple ou l’appareil à raclette ou à gaufre que l’on n’utilise que trop rarement. Le site les écolos humanistes a conçu des kits autocollant reprenant de nombreux objets que vous souhaitez prêter et que vous collez ainsi sur votre boîte aux lettres (https://lesecolohumanistes.fr/lecologie-au-quotidien/pret-entre-voisins/). Ceci permet ainsi de réduire son impact environnemental tout en faisant des économies et souvent du lien social en bonus ! Les bibliothèques et ludothèques sont aussi de très bons moyens de partage tout comme les boîtes à livres.

 

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de faire, chacun doit aller à son rythme et commencer avec ce dont il est à l’aise. Pour moi déjà, le fait d’en parler est une première étape importante et je pense qu’il vaut mieux que de nombreuses personnes agissent imparfaitement que peu de personne parfaitement car cela aura toujours beaucoup plus d’impact au global. Il faut aussi accepter de se tromper ou qu’un produit ne nous convienne pas. Chacun aura son expérience et il faut rester bienveillant quelque soit ses retours en arrière pour ne pas se rendre prisonnier de tout cela.

 

PobAroundTheWorld

PS : Pour les plus courageux ayant lu cet article jusqu’au bout, je vous fais un petit cadeau en vous offrant un code promo de 5 % sur tout le site avec le code novelapob

1 commentaire

  • super article qui montre que cela n’est pas si compliqué de diminuer ses déchets .J’ajouterais que à la campagne pensez à garder les feuilles mortes ou autres déchets du jardin est un bon compost . Ce que faisait nos parents qui vivait à la campagne

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